
Cette semaine, plutôt qu’une chronique, j’ai envie de vous raconter une fable.
Il était une fois un étang où vivaient plusieurs familles de castors. Chacune avait sa hutte, ses habitudes, sa façon de faire. Et ensemble, elles entretenaient un même barrage, qui gardait l’étang paisible pour tout le monde.
Comme dans toutes les familles, et comme entre voisins, on comptait parfois les branches. « J’en ai apporté plus que toi. » « Mon tronc était plus lourd que le tien. » Chacun avait ses raisons, et chacun avait le droit de les dire. Ça faisait partie de la vie de l’étang.
Autour de l’étang, les canards, les grenouilles et les poissons ne demandaient qu’une chose, que l’eau reste calme.
Puis un printemps, la fonte des neiges arriva plus vite que prévu. L’eau monta, monta, et le barrage se mit à craquer. Personne ne regarda qui avait apporté combien de branches. Tous les castors se mirent à l’ouvrage, côte à côte, dans l’eau glacée, jusqu’à ce que le barrage tienne bon.
Au petit matin, le plus vieux des castors regarda l’étang redevenu calme et dit simplement :
« On compte les branches quand l’eau est tranquille. Quand la crue arrive, on compte les uns sur les autres. »
Il ajouta, avec un sourire :
« Peut être qu’on gagnerait à se parler un peu plus quand il fait beau. »
Morale : on peut bien compter les branches, mais c’est ensemble qu’on tient le barrage.
Dans une société comme la nôtre, on a tous des voisins, et on a tous intérêt à bien s’entendre. C’est le genre de réflexion que je voulais partager avec vous cette semaine.
Hugues
Les idées, les faits et les opinions de cette chronique sont les miens. Je l’ai élaborée et peaufinée avec l’aide de l’intelligence artificielle, puis relue et validée avant publication.
En savoir plus sur Hugues Hénault ing.- maire de Sainte-Mélanie
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